27 février 2008
Curry d'agneau crémeux au lait de coco
Je viens de réaliser aujourd'hui que sur ce blog, il n y a encore aucune recette de curry.. Pourtant je suis une adepte des épices et il y a longtemps, lorsque j'étais encore une jeune et insouciante étudiante (longtemps, j'exagère, 8 ans quoi..), j'avais une amie indienne qui m'avait enseigné les secrets des curries ( car cela en se résume pas à mélanger du curry avec de la crème fraîche comme on le voit souvent faire... Le secret, c'est la pâte d'épices.) Depuis, j'en fais à toutes les sauces..
Il n y en pas encore eu sur ce blog car c'est le genre de plat qui est rapidement englouti par tous nos convives (et puis bon, je ne vois pas toujours dégainer mon appareil lorsqu'on a des invités).
Ce soir, ça tombait bien, on était deux et j'ai pu immortaliser à loisir mon petit plat.. Et c'est là qu'on se rend compte que faire une jolie photo d'un curry, c'est compliqué. En même temps, un curry ça se mange avec les doigts, on s'en met partout (surtout quand on adore curer les os comme moi, mais je m'égare) et tant pis si c'est pas joli !
Curry d'agneau crémeux au lait de coco
Pour 4 gourmands :
450 g d'agneau découpé en morceaux
2 carottes en lamelles
3 oignons hachés
2 gousses d'ail hachées
1 piment rouge haché
4 gousses de cardamome
1 bâton de cannelle
1 cc de cumin
1/2 cc de gingembre
1 cc de garam massala
1/2 briquette de crème de coco
sel et poivre en grains
Faire chauffer 2 cs d'huile dans une cocotte. Lorsqu'elle est chaude, y ajouter le bâton de cannelle, les gousses de cardamone, le cumin, le gingembre et le garam massala.
Lorsque le mélange embaume et fait une sorte de pâte, y rajouter les oignons, l'ail et le piment.
Laisser colorer une dizaine de minutes et y mettre la viande. Bien remuer pour que chaque morceau s'enrobe bien du mélange.
Lorsque les morceaux sont dorés, ajouter les carottes et couvrir d'eau. Ajouter sel et poivre (quelquefois, je mets un kub).
Laisser mijoter à feux doux durant au moins trois quart d'heure, le temps que le liquide réduise.
Ajouter enfin la moitié de la briquette de crème de coco et laisser encore réduire 10 minutes.
Servir brûlant avec du riz basmati. Vous pouvez saupoudrer d'herbe aromatique de votre choix, ce soir c'était ciboulette mais on peut mettre du persil ou de la coriandre.
25 février 2008
Verdure à tous les étages !
Comme vous devez le constater, je suis assez accro aux soupes. Mais attention, je ne fais jamais deux fois la même ! J'aime mélanger les ingrédients, les épices et les saveurs pour obtenir à chaque fois quelque chose de différent.. Alors il y a les soupes "fous-y tout", les soupes "Ciel ! J'ai une inspiration subite" où les soupes "J'essaye de faire celles de ma grand mère mais j'y arrive pas" (je me rappelle notamment d'une où il y avait de l'oeuf, assez énorme celle-ci d'ailleurs et jamais égalée).
Bref, les soupes, c'est mon dada.
Aujourd'hui donc, un velouté tout vert qui envoie, surprenant tellement je l'ai trouvé excellent, je m'attendais pas à ça en fait..
Velouté de mâche au curcuma
Il faut (pour 2 morfalous) :
2 grosses poignées de mâche
1 grosse pomme de terre (ou deux petites)
1 gousse d'ail hachée
1 échalote hachée
1 carré frais
1 pincée de curcuma
quelques graines de sésame
1 1/2 kubor
1 tour de moulin à poivre
Dans environ 1/2 litre d'eau - à laquelle vous aurez ajouté le kub -, faire cuire durant une dizaine de minutes la pomme de terre coupée en morceaux, la gousse d'ail et l'échalote hachée.
Ajouter ensuite la mâche, le carré frais et la pincée de curcuma. Laisser mijoter à feu doux 5 minutes.
Mixer jusqu'à obtenir un velouté et servir aussitôt, parsemé de graines de sésame.
23 février 2008
N'oublions pas le sens du mot "humanité"
Comme je l’ai déjà dit, je travaille dans une association humanitaire. Cette association accompagne notamment des demandeurs d’asile dans leurs démarches. Ces demandeurs d’asile, dont on parle si souvent dans les médias en les appelant « sans papiers ».
« Sans papiers »… C’est tellement plus facile d’oublier que ce sont des êtres humains, qui ont quitté leur pays la trouille au ventre, en ne sachant pas vers quoi ils allaient. En espérant certainement des jours meilleurs…Ailleurs. Car, quoi qu’on en dise, il faut un courage immense pour faire ce qu’ils font : quitter le pays qui les vu naître, leur famille, leur maison, leurs amis et partir avec rien, même pas une valise, pour arriver dans un pays dont quelquefois, on ne maîtrise même pas la langue. Je crois qu’il faut être sacrément désespéré pour faire cela.
Et voilà qu’ils arrivent dans un pays, le pays des Droits de l’Homme donc… La chute est alors vite rude : des préfectures qui les traitent comme des numéros, des médecins qui refusent de les soigner parce qu’ils ne sont pas encore couverts, l’incompréhension et surtout la peur. Je crois que c’est ce qui me marque le plus eux, la peur et la détresse des déracinés, qui n’ont pas eu d’autre choix que celui qu’ils ont fait.
Depuis 2 ans et demi, je travaille avec la famille K., un couple d’une cinquantaine d’année venu d’Arménie avec leur fils de 20 ans et sa femme de 19 ans, qui a accouché il y’a deux mois d’un petit garçon. Des gens sans histoire et respectueux qui essaient tant bien que mal de s’intégrer dans cette société, qui font toutes les démarches pour obtenir l’autorisation de rester en France parce qu’en Arménie, même si on n’en parle pas dans les médias, il y a quelques problèmes politiques qui font que certains arméniens ne peuvent plus y vivre….
Vendredi matin, la police est venue les chercher. Chez eux… Parce qu’ils savaient que leur recours avaient été refusé mais que, comme ce sont des honnêtes gens, ils n’ont pas cherché à quitter leur appartement, ni à se cacher pour fuir cette expulsion tant redoutée. A 9h du matin, la famille est sortie menottée, comme des criminels, pour partir en centre de rétention avant de regagner la frontière… Avec ce bébé de 2 mois.
Pendant ce temps, dans toute la France, les expulsions de cet acabit continuent. Faire du chiffre avant de considérer toutes ces personnes comme des êtres humains dans la détresse...
Regardez le fabuleux film de Yamina Benguigui, "Inch Allah Dimanche" qui raconte l'arrivée en France d'une femme algérienne venue rejoindre son mari dans le cadre du regroupement familial, dans les années 70. Il retranscrit tout à fait la détresse, le désespoir et la peur de ces gens qui quittent tout leur environnement familier pour recommencer une autre vie, dans un pays qu'ils ne connaissent pas...
Inch'allah dimanche
Vidéo envoyée par xuti75
18 février 2008
La rando du samedi.. Suivie de la platrée de pâte qui requinque
Le ciel bleu de samedi nous a donné une folle envie de gambader dans la nature.. Nous voilà donc partis faire une magnifique balade pas loin de chez nous, avec quelques bouquins dans notre sac à dos histoire de se prélasser au soleil.
Une super promenade qui recharge les batteries pour la semaine qui se profile déjà. Sur le chemin, nous avons découvert des petits hameaux, avec des gens qui vivent là toute l'année... De quoi donner des envies d'arrêter de bosser, se trouver une maisonnette perdue dans la nature et de passer sa vie sur sa terrasse, en regardant pousser ses tomates.
Malheureusement, même si le ciel était bleu, un petit vent froid nous a délogés. Et puis la faim nous tenaillait car nous avons eu la riche idée de partir le ventre vide éliminer nos toxines, à cause d'abus divers de la veille et l'avant veille (oui, je sais, on est pas sérieux).
Le plat qui suit est donc parfait pour les retours de rando, tout en restant sain et léger pour ceux qui se sont arsouillés la veille..
spaghetti aux herbes fraîches, au parmesan et graines de courges
Pour deux affamés :
250 g de spaghetti
2 échalottes hachées
1 botte d'oseille
2 bottes de persil
5 à 6 feuilles de sauge
1 brique de crème de soja (ou de crème liquide au choix)
2 cs d'huile d'olive
du parmesan
quelques graines de courge
Faire cuire vos pâtes.
Pendant ce temps, faire chauffer l'huile d'olive dans une poële.
Lorsqu'elle est chaude, y ajouter les échalotes hachées. Laiser dorer une dizaine de minutes.
Mettre les feuilles d'oseille hachées, remuer et laisser réduire environ 5 minutes.
Rajouter les feuilles de sauge et le persil haché, laisser revenir rapidement et verser la brique de crème ainsi qu'un peu de parmesan. Donner un bon tour de moulin à poivre et une pincée de sel.
Verser les pâtes dans la poële,ajouter les graines de courge, remuer et servir immédiatemment.
Sinon, j'ai été taggée par Mavielle. Le jeu consiste à donner 10 associations culinaires que l'on apprécie particulièrement.
C'est parti !
Carottes, cumin en grains et raisins secs
Poisson blanc, ananas et piment rouge
L'agneau, le ras el hanout et les pommes de terre
Fromage et confiture (n'importe laquelle d'ailleurs!)
Tomate et basilic (un classique mais il me surprend à chaque fois tellement l'accord est parfait)
Pruneaux et chorizo
Les cèpes avec beaucoup d'ail et du persil
Noix de coco et chocolat
Sauce soja, huile d'olive et levure de bière (la vinaigrette parfaite)
Le magret de canard avec des pêches
Voilà, maintenant, j'ai envie de choses que je n'ai pas dans mon frigo...
13 février 2008
Soupe aux poivrons grillés (ou la soupe du réconfort)
J'ai été taggée ! Une première ! Et par Mitouk en plus, qui a un blog que j'aime beaucoup et qui recelle de petites merveilles. A mon tour maintenant de faire découvrir mon top ten des blogs qui me font régulièrement saliver...
Vegansfield, un blog végétalien (oui, végétalien, mais n'ayez pas peur, les recettes présentées sont fabuleuses et d'une créativité renversante !)
Le petit pois sauteur, le blog d'Oléa, qui a une imagination culinaire débordante...
PunkChocolate et ses billets qui me font bien marrer... Tout en me donnant faim.
Miss Cookliquot et ses recettes si simples et si alléchantes
Set de Table, le blog qui vous fera pouffer de rire et gargouiller l'estomac, même en cas de crise majeure
Miss Alyss, rien que ces bûches me font tomber à la renverse !
Le blogtest de Dara, pour les fans de cuisine asiatique authentique comme moi, c'est une mine d'or !
A vos papilles ! dont je m'inspire souvent...
Aventures gourmandes, des photos fantastiques et des recettes... Waow !
Cucina, des recettes simples, goûteuses et rapides en veux-tu, en voilà !
Quant à la recette que je propose aujourd'hui, c'est une soupette qui était sensée revigorer Mister, assommé par un virus grippal...
On fait toujours des soupes aux gens qui ont la grippe mais mon frigo et mes placards étaient vides des ingrédients habituels pour une soupe qui revigore (honte à moi, je n'avais même plus de patates). Je ne me suis pas démontée, une boîte de tomates, un poivron, une échalote et en avant ! Le summum de l'histoire, c'est que j'avais omis qu'il n'aimait pas la soupe de tomates... Mais avec les poivrons grillés, c'est passé comme une lettre à la poste, il en a même repris trois fois ! Allez comprendre... La fièvre peut être?

Il faut :
1/2 litre d'eau
1/2 kubor
1 poivron rouge
1 échalote
2 cs de persil haché
quelques éclats de mimolette
1 cs d'huile d'olive
1 cc de vinaigre balsamique
Découper le poivron en lanières, hacher l'échalote et laisser griller dans l'huile d'olive durant 10 à 15 minutes.
Pendant ce temps, faire chauffer l'eau avec le kub, y jeter les tomates entières + 1 sucre et procéder à un premier mixage.
Lorsque le poivron et l'échalote sont bien grillés, déglacer avec le vinaigre balsamique, laisser réduire et ajouter à la casserole d'eau et de tomates.
Mixer encore un bon coup, poivrer et servir aussitôt, parsemé de persil haché et d'éclats de mimolette.








