Chèvre et miel. L'association juste parfaite.
Je vous ai déjà parlé de ma passion pour le fromage de chèvre. Rajoutez-y aussi une sacrée addiction au miel.
Quand j'étais petite, mon père avait des ruches et faisait son propre miel. Je me rappelle, je l'accompagnais voir ses abeilles (hum, il ne mettait jamais la combinaison d'astronaute pour y aller. Je le trouvais sacrément fort mon père) et j'étais toujours ébahie quand il me disait qu'elles le reconnaissaient. J'adorais quand il enlevait les cadres des ruches pour les ramener à la maison les passer dans cette machine qui trônait au milieu de la salle à manger chaque fin d'été, le temps de pouvoir récolter et mettre en pot. Chaque fois que je passais à côté, je laissais couler du miel sur mon doigt. Le top, c'était quand je pouvais attraper un morceau de rayon et le mâchonner tranquillou jusqu'à ce qu'il n y ait plus une goutte de miel à l'intérieur (et après, ça faisait comme un chewing gum, finalement, c'était un peu le concept des boules magiques cette histoire). Voilà sûrement pourquoi je n'ai jamais été accro aux bonbons. D'ailleurs, avec ce miel, ma mère faisait une tarte démente à base de crème fraîche et d'amandes, un peu dans ce genre là.
Alors quand j'ai découvert qu'associer du fromage de chèvre et du miel c'était possible (je devais avoir dans les 8 ans et c'était lors d'un repas dans une ferme auberge, je m'en rappelle encore), je n'étais que joie ! Depuis, je crois bien que c'est mon association préférée, celle qui me fait saliver rien qu'en y pensant... Je bannis bien entendu tous ces restos infâmes qui proposent cette même salade avec du faux miel, du chèvre en bûche pâteux, de la salade en sachet et de la vinaigrette en bouteille. A 10 euros la salade dans ces rades, autant la faire chez soi, elle n'en sera que meilleure (et moins chère).
Pousses d'épinards, tartine de chèvre au miel et noisettes caramélisées
Pour deux :
1 avocat, 1/2 barquette de pousses d'épinards, 1/2 oignon rouge, 1 fromage de chèvre crémeux, 1/2 barquette d'allumettes de lardons, quelques noisettes, 1 cs de miel, 3 cs d'huile d'olive, 1 cs de vinaigre genre miellex, 1 cs de miel de châtaignier, 2 tranches de pain (ici dattes et anis, une tuerie).
Couper le fromage en deux, le déposer sur les tranches de pain et mettre au four th5. Pendant ce temps, déposer les pousses sur les assiettes, ajouter l'avocat citronné coupé en lamelles ainsi que l'oignon émincé. Faire revenir les lardons et les noisettes 3 min. Y ajouter le miel, laisser caraméliser environ 2 min, réserver.
Préparer la vinaigrette en mélangeant l'huile, le vinaigre et la moutarde. Sortir les tranches de pain du four,les déposer sur la salade, ajouter les lardons et noisettes, l'assaisonnement et servir !
Porc sauté aux poivrons et cinq épices (du placard)
Oui, je sais, je suis pas souvent là (comment ça, tout le monde s'en tape?). J'ai juste plus d'ordi à la maison en ce moment et bloguer avec le téléphone m'agace prodigieusement. Le 1er ordinateur est mourru lors d'une bataille acharnée entre l'Amoureux et un frelon géant qui avait investi le salon (vous savez, c'était la période où fleurissaient des tas d'articles avec des gens qui mourraient de piqûres de frelons asiatiques). Bon, ben, dans la baston, l'ordi est tombé du djumbé où il était posé (il a pas aimé). Si vous voulez savoir, le frelon est mort aussi. Du coup, on avait récupéré le vieil ordinateur de l'Amoureux mais il faisait un bruit de frelon lui aussi et s'éteignait DES QUE JE VOULAIS BLOGUER OU TRIER MES PHOTOS. Une conspiration...
Sinon, cette recette (asiatique, en hommage au frelon bien entendu), je l'ai piochée dans le bouquin de Julie Andrieu "Julie cuisine le monde". Mais au final, j'ai remodelé, avec ce que j'avais à la maison. Déjà, il me manquait ce fameux mélange "5 épices". Ca en aurait arrêté plus d'un mais je me suis dit qu'avec le stock d'épices que j'ai, j'allais me faire mon propre mélange (en fait, c'est vraiment ce que j'aime dans la cuisine : bidouiller). J'ai juste choisi 5 épices, les ai pilées et voilà !
Porc aux poivrons sautés et aux 5 épices

Pour 2 :
250 g de filet de porc, 1 poivron rouge, 1 oignon, 2 gousse d'ail, 2 petites poignées d'haricots plats, 1 cc de piment en poudre (à moduler, selon votre tolérance), 1 cs de saké, 2 cs de sauce soja, 1/2 cs d'huile de sésame, 1 cc de maïzena, 3 cc de 5 épices pilées (ici, de la cannelle en bâton râpée, de la coriandre, des graines de fenouil, du cumin - en quantités égales, soit 1/2 cc environ -, deux graines de piment de la Jamaïque), 1 cc de sucre, 2 cs de sauce d'huître
Dans un saladier, mélanger le saké, la sauce soja, l'huile de sésame et la maïzena diluée dans un peu d'eau. Trancher la viande en fines lanières et les faire mariner dans ce mélange (10 minutes).
Emincer l'oignon, hacher l'ail et couper le poivron en lanières. Dans une grande poêle, faire chauffer 1 cs d'huile neutre et y faire revenir le porc et sa marinade à feu vif (5 minutes, en remuant sans cesse). Réserver. Ajouter dans la poêle l'oignon, l'ail, le poivron, les haricots plats, les épices et le piment. Cuire environ 5 minutes (ajouter un fond d'eau si cela accroche).
Ajouter ensuite le porc, le sucre et la sauce d'huître. Remuer et faire sauter à feu vif 4 à 5 minutes.
Servir avec du riz, of course !
Presque des cèpes à la cosaque - recette ukrainienne -
Il se trouvait que j'avais dans mes placards un bocal de cèpes, gentiment offert par belle-maman qui est la championne en la matière (cette année, 70 kg quand même).
On peut dire que ce sont des rescapés car il y a eu un souci lors de la stérilisation et l'autre bocal s'était entrouvert tout seul, je n'ai eu plus qu'à tirer sur le caoutchouc orange pour qu'une odeur de macchabée, accompagnée d'un "pssshhhhh" se répande dans toute la cuisine (oh, chouette). Et c'est là que ma chienne est entrée en scène, dans toute sa splendeur. Ne voulant pas ouvrir ce bocal pour en vider le contenu (ça puait encore plus que quand un oeuf est passé), je l'ai emballé dans un sac plastique bien fermé, mis sous l'évier en me disant que le lendemain, je le prendrai en partant pour le boulot et le jetterai dans le container. Chose que j'ai zappée. Pas ma chienne qui avait enregistré la scène dans sa petite cervelle de morfale. Ni une, ni deux, elle a profité du sommeil de l'homme de la maison pour aller fouiner dans le placard sous l'évier (qu'elle sait ouvrir), récupérer le bocal (qu'elle a réussi à ouvrir aussi, je ne sais par quel miracle) et s'envoyer ces cèpes pourris qui devaient sentir si bon pour elle. Pendant 3 jours, elle a empesté la maison, j'ai même cru que j'avais laissé le gaz ouvert une nuit. Je me demande comment elle n'a pas d'atteinte cérébrale ou autres horreurs [à ce stade, je me rends compte que nous sommes en période de fêtes de fin d'année, que fleurissent sur les blogs mille recettes de plats bling-bling, que ça sent la magie de Noël et que moi, je parle des soucis intestinaux de cette chienne. No comment.]
Donc, j'ai eu envie d'utiliser les cèpes restants quand j'ai vu cette recette ukrainienne dans un petit bouquin intitulé "Recettes slaves". J'ai effectué quelques recherches sur Google mais aucune recette ukrainienne de cet ordre n'en est sortie... Comme la nana qui a fait le bouquin explique que les recettes ont été un peu francisées, je pense que la vraie recette est faite avec de la mamaliga et pas de la semoule. Parce que quand j'étais proche de la frontière ukrainienne lors de mon road trip roumain, j'ai mangé de la mamaliga à foison. Souvent enrichie de smantana d'ailleurs pour bien tenir au corps.
Mais bref, cette recette rapide est ma foi fameuse !
Cèpes à la cosaque remaniés
Pour quatre Michel Strogoff :
750 de cèpes (ici en bocal et déjà préparés), 50 g de chorizo coupés en petits dés (que l'on peut remplacer par des lardons ou du jambon sec), 2 oignons, 1 gousse d'ail, 1 cs de Maggi, 250 g de semoule, feuilles de menthe fraîche, sel, poivre.
Égoutter les cèpes. Faire chauffer 1 cs d'huile d'olive dans une poêle, y faire revenir l'ail haché, les oignons émincés, le chorizo en cubes (environ 5 minutes). Ajouter les cèpes, le Maggi, poivrer et laisser cuire à feu doux une dizaine de minutes.
Pendant ce temps, préparer la semoule comme indiqué sur l'emballage.
Lorsqu'elle est prête, la mélanger rapidement aux cèpes, verser le mélange dans un plat allant au four. Cuire à four chaud (th5) pendant 20 minutes environ.
Hacher les feuilles de menthe et en parsemer le plat au moment de servir.
Dimanche boulange : pain d'épices (mais pas le gâteau) et simit
L'autre jour, j'ai trouvé chez un bouquiniste un livre sur les brunchs. Bouquin de Minouche Pastier que je connaissais ni d'Ève ni d'Adam mais dont le nom m'a fait sourire. Du coup, j'ai feuilleté, il est délicieusement vieillot (il date de la fin des 80's) mais les recettes m'ont fait de l'oeil. Bien m'en a pris, il y a de chouettes pépites (même le pain à la citrouille vendu à 2,70 chez le boulanger du coin). Et il n y a pas que des pains, on y trouve aussi des gâteaux un peu rustiques, des recettes scandinaves ou indiennes et des boissons (dont un café à la fleur d'oranger et une boisson gazeuse à la pastèque qu'il me tarde de tester. Ouais, j'ai le temps d'oublier pour la pastèque). Y a même des recettes pour se faire des brunchs "minceur" (avec utilisation abusive d'aspartame, mais rappelez-vous, il date des années 80, c'était ultra tendance à l'époque. On trouvait même du saucisson light dans les magasins).
Dimanche dernier, j'ai voulu tester des pains. Mon dévolu s'est jeté sur du pain d'épices et des petits pains turcs au sésame (heureusement que j'ai googlisé "simit", parce que Minouche, elle parlait pas du sésame). Quant au pain d'épices, ce n'est absolument pas un gâteau, c'est vraiment du pain, délicieux avec du fromage. Et j'ai découvert qu'on trouve aussi des simits en Croatie, j'en avait goûté mais sous le nom de devrek.
Pain d'épices

20 cl de lait, 250 g de miel, 1 cc de graines d'anis, 1/2 cc de cannelle, 1/2 cc de clou de girofle en poudre, 1 cc d'écorces de citron séchées et moulues, 275 g de farine semi-complète, 1 cc de levure chimique, 1 poignée de noisettes.
Faire bouillir le lait avec l'anis, laisser tiédir. Mélanger farine et levure. Verser le lait sur le miel, remuer pour bien le diluer et ajouter les épices. Ajouter la farine petit à petit, remuer à chaque fois. Ajouter les noisettes, remuer, couvrir d'un torchon et laisser lever 1h. Verser dans un moule à cake beurré et fariné. Enfourner 1h à four préchauffé, th5.
Laisser refroidir sur une grille. Encore meilleur le lendemain !
Simit (petits pains turcs au sésame)
Pour 6 petits pains
3 oeufs entiers plus un jaune, 300 g de farine, 60 g de beurre ramolli, 2 cs d'huile d'olive, 3 cs de lait, 1 cc de levure chimique, sel fin, beurre et farine pour la tôle, graines de sésame
Mettre la farine dans un saladier, faire un trou au centre et y mettre l'huile, le beurre en petits morceaux, les oeufs entiers, le lait, 2 cs d'eau, la levure et le sel (j'avais mis du beurre salé, je n'ai donc pas utilisé de sel).
Pétrir longuement, rouler en boule et laisser reposer 15 minutes.
Diviser la pâte en 6 morceaux de la taille d'un oeuf. Rouler en forme de bâton et souder les deux extrémités ensemble.
Déposer au fur et à mesure sur la tôle du four beurrée et farinée, battre le jaune d'oeuf et en enduire les petits pains.Parsemer de graines de sésame.
Cuire à four chaud (th5) durant 25 minutes.
J'ai failli passer à côté de la Francesinha.
La Francesinha. Dire que j'ai été au Portugal et que j'ai raté ce truc.
Tout a commencé par une conversation avec une personne qui s'y est rendu cet été et qui me racontait avoir mangé là-bas un énorme sandwich avec plein de viandes et une sauce tomate. Je ne voyais absolument pas de quoi il parlait (à mon grand désarroi, je me disais que j'avais raté un truc). Peu de temps après, via Twitter, Létitia me conseille de regarder Fourchettes et sac à dos au Portugal, qu'il y avait un plat ultra appétissant, nommé Francesinha. Je recherche vite fait sur le net, lis (vite fait aussi) et conclue, au vu des ingrédients (du porc, des tomates, des oignons, de la biére...) que c'est un genre de ragoût. Bizarre, sur la photo, il y a un énorme sandwich. Je me dis qu'il y a un bug. Le temps que les connexions se fassent, j'ai percuté qu'en fait, la Francesinha est un croque-monsieur géant qui baigne dans une sauce à ragoût! Et que c'est le sandwich dont on m'a parlé la semaine dernière! Entre temps, Enflammée a participé aux échanges et la conclusion a été qu'il fallait tester ce truc... D'où, cet essai (concluant).
Apparemment, cette recette aurait été créée par un portugais qui a goûté au croque-monsieur français et a remanié la recette à la portugaise, d'où cette avalanche d'ingrédients (ceux qui ont été au Portugal savent). Notre croque-monsieur national fait bien misérable à côté n'est ce pas ?
Francesinha

Recette inspirée pas mal par celle-ci (pour deux)
Pour la sauce : 1 oignon rouge, 1 gousse d'ail, piri-piri, 1/2 boîte de tomates, quelques lardons, 25 cl de bière, 10 cl de vin blanc, 1 cs de Porto, 1 cs de wiskhy, 250 ml de bouillon (ici, de l'eau avec 1 cs de Végéta), 2 feuilles de laurier, 2 cs de maïzena
Dans 1 cs d'huile d'olive, faire revenir l'oignon haché, l'ail haché, le laurier et quelques lardons. Laisser dorer. Verser le vin blanc ainsi que les tomates grossiérement écrasées. Porter à ébullition 15 minutes.
Préparer le bouillon. Délayer la maïzena dans une petite quantité de celui-ci. Au bout des 15 minutes, ajouter le bouillon, les alcools et la maïzena. Remuer, baisser le feu, ajouter le piment au goût (il faut que ça pique!) et laisser réduire à petits feu (chez moi, presque 1 heure). Si la sauce vous semble trop épaisse, rajouter un peu d'eau en cours de cuisson. Ôter le laurier, mixer et réserver.
Pour les sandwiches : 4 tranches de pain de mie, 1 tranche de jambon blanc coupée en 2, 2 saucisses type knackis, 4 fines tranches de chorizo, 2 rondelles de boudin de tailles moyennes, 6 tranches de fromage fondu.
Couper les saucisses en deux dans la longueur, puis encore en deux. Les disposer sur une tranche de pain, ajouter le jambon, le boudin et le chorizo. Refermer avec la deuxième tranche et disposer 3 tranches de fondu, de façon à ce que le sandwich soit recouvert. Enfourner une dizaine de minutes, le temps que le fromage puisse fondre et dorer.
Faire réchauffer la sauce tomate et servir les sandwiches dans des assiettes individuelles, arrosés de celle-ci !
La sauce est juste parfaite, pourtant, quand j'ai vu la liste de tous les alcools utilisés, j'ai un peu pris peur mais vous pouvez y aller les yeux fermés, cela lui donne une saveur incomparable. Tout ce joyeux mélange fait un plat unique, qui a incontestablement le
goût du Portugal ! J'ai servi avec des cubes de pommes de terre cuit au four avec un peu d'huile d'olive, de sel et de paprika, et figurez-vous que cela va divinement bien ensemble (pas forcément diététiquement correct, je vous l'accorde mais on s'en fout)

Le plus chouette marché d'Ariège
Si il y a bien un marché à faire quand on passe en Ariège, c'est celui de Saint-Girons. C'est simple, chaque fois que j'y vais, j'ai l'impression d'être en vacances. Il faut dire que quand on est ariégeois et pas du Couserans, Saint-Girons, c'est le bout du monde (je n'ai jamais bien compris pourquoi d'ailleurs).
J'aime bien cette ville, qui a un petit air rétro, un peu coincée dans les 80's - Quillan me fait le même effet - à cause des vieilles enseignes qui fleurissent le long des rues. Puis, il y a plein de jolies portes.
(celle-ci est un peu flippante je trouve)
Pour arriver au marché, il faut passer un petit pont. Avant, on passe devant une pâtisserie dont la devanture regorge d'énormes meringues, de jolies tartelettes et de Flocons d'Arièges (dont je ne suis pas vraiment fan). Il y a aussi un céramiste qui a mis un panneau rigolo devant son magasin.
Puis on arrive sur le marché, étendu et coloré. Je vous laisse cliquer ici, je trouve qu'il est drôlement bien décrit : diversité de population, diversité des stands, tout y est ! Sa particularité, c'est que c'est un mix hétéroclite d'autochtones, de babas (appelés ici les "hippies") qui vivent dans les petits villages environnants, de producteurs locaux et que tout ce petit monde se côtoit joyeusement.
Une mamie qui vend des oeufs, un potimarron, des pommes et des parts de tarte.
Une autre, des radis, des pommes et du millas
La saucisse de foie. Mon péché mignon.
De jolies pâtisseries du Maghreb (quel travail ! Je n'en aurai jamais le courage, suis pas assez minutieuse)
Les légumes viennent souvent de producteurs locaux. J'ai mon stand fétiche (pas celui de la photo du coup), un couple très gentil, toujours souriants, avec des prix démentiels. J'ai acheté des navets boule d'or (si vous voulez faire manger des navets à un mec, passez aux boules d'or), des carottes nouvelles, du persil, une botte de radis noirs (au moins 6 radis), une grosse betterave et un gros radis rose, j'en ai eu pour 4 €.
Pour les amoureux de fromages, c'est par ici... Il y a une variété assez impressionnante

(je sais pas ce qu'ils regardent tous, mais ça a l'air bien)

(ici, il y a toujours une queue énorme)
Moi, j'ai mes chouchous et mes deux stands que je ne raterai pour rien au monde, les deux que je recommanderai aux amoureux du fromage, qui n'ont pas peur de puer du bec.
Le premier, c'est la "Boule de Bernède" (j'ai goûté à tous ceux présentés, bien entendu).
C'est donc du fromage de vache, du plus frais au plus affiné (jusqu'à 1 an !). Regardez les derniers à droite, tous rabougris, j'ai goûté et c'est bon (c'est marrant, on dirait que c'est du chèvre tellement ils emportent la bouche) mais bon, vous le savez, j'en ai déjà parlé ici, j'aime quand le fromage est comme ça. Pas loin, il y a d'ailleurs un monsieur qui vend du très bon pain, dont un aux abricots et épices qui se marie à la perfection avec ces fromages. Bon, il va sans dire que si on veut goûter à ces fromages, on est obligé d'aller à Saint Girons ou directement chez le producteur !
Quant au deuxième stand, je n'ai malheureusement pas de photo et j'ai oublié le nom de ce jeune couple de producteurs de Massat je crois. Leur fromage de chèvre est juste parfait, coulant ou plus ferme, on garde le goût en bouche pendant un bon moment.
Je passe aussi toujours chez le traiteur vietnamien pour acheter des Banh Pate So et ces pâtés au crabe et vermicelles que j'adore.Je n'ai pas tout testé mais il y a pas mal de choix.
Si on veut, on peut aussi manger indien ou libanais sur ce marché (pas encore testé, mais ces galettes libanaises me tendent les bras...)
A midi, nous avons mangé au restaurant/glacier de Philippe Faur POP'Cuisine (je pige pas, sur le site, ça s'appelle Tentations, ça a dû changer depuis). Le concept, c'est de proposer des plats associés avec de la glace.
Salade aux chèvres chauds et glace au miel pour l'amoureux, saumon vapeur aux algues, riz complet et glace à la ciboulette pour moi (haha, ils avaient oublié de me donner la glace, c'est pour ça qu'elle n'est pas sur la photo).
Les chèvres sont de vrais fromages de chèvre (et pas de la bûche eco+) et la vinaigrette de la vraie vinaigrette (j'éxècre les restos qui utilisent la vinaigrette en bouteille toute prête dégueulasse. Pour moi, c'est un indice sur la qualité de la cuisine et en général, ça ne trompe pas !). Quant à la glace au miel, c'est une tuerie ce truc, ça m'a rappelé quand mon père faisait son propre miel et que je lui piquais un bout de rayon, quand je mordais dedans, le miel me coulait dans la gorge et j'adorais ça. Cette glace m'a rappelée cette sensation. Bon, l'amoureux trouvait que les oignons piquaient trop, du coup, je me les suis coltinés (c'est bon pour la santé les oignons crus et en fait, j'adore ça).
Mon plat était bon aussi, le riz complet était cuit parfaitement (ce qui n'est pas évident) et l'association saumon/glace m'a bien plue. En dessert j'ai pris deux boules de glace, sauriez-vous deviner au vu de la couleur quels étaient les parfums ?
POP'Cuisine, 8 rue Gambetta, 09200 St Girons - 37 € (une salade, un plat à la vapeur, 3 boules de glace et 2 cafés). A noter : on y trouver des thés Kusmi !
Bon, qui dit passage à Saint-Girons, dit obligatoirement passage chez le bouquiniste (presque en face du restaurant), le lieu est juste magnifique et il y a un choix démentiel.
(le plafond...)
(Mon rayon préféré ! J'y ai un jour trouvé un superbe livre de recette afghanes, il faudrait que je m'y repenche !)
Ah et en partant, nous sommes tombés sur cette boulangerie à la drôle de devanture.
Du thé Kusmi, des macarons.... St-Girons, c'est la hype !
Riz citronné, pois chiches, menthe et cumin
Voilà une de mes recettes fétiches, de celles que je fais quand j'ai le frigo presque vide et que j'ai quand même envie de manger quelque chose de bon. Et pour moi, le riz, c'est toujours bon.
J'en viens à me demander quand même d'où me vient cette passion dévorante pour le riz. Ma mère n'en cuisine pas souvent (j'ai quand même le très bon souvenir d'un plat qu'elle appelle "riz au gras" - charmant -. Le correspondant irlandais de mon frère avait adoré). Ma grand-mère est une indécrottable de Uncle Ben's et je crois que je n'ai jamais mangé de riz chez mon autre grand-mère. Elle c'était les patates son truc, plus précisément les "taillous". Les taillous, ce sont les patates juste coupées en dès, accompagnées d'un oeuf au plat, de jambon cuit et de salade bien aillée. Quand elle me disait "à midi, j'ai fait des taillous", je regrettais de pas avoir été là.
Et si je remonte à mes arrières grands-mères, y avait pas de riz non plus chez elle (juste des macaronis plein de beurre, des oeufs mimosa et des cake aux fruits).
Je crois que j'ai commencé à kiffer quand je l'ai découvert associé au tamari en fait (merci les week-end chez papa et ma belle-mère très branchée produits bio et alternatifs il y a 20 ans déjà). Puis après, quand j'étais étudiante à Toulouse, j'ai rencontré un africain qui m'a montré comment le faire cuire à la vapeur, révélation. A partir de là, j'ai commencé à vraiment aimer et à toujours avoir du riz dans mes placards, je crois que tant que j'ai ça et trois bricoles, je peux en sortir quelque chose de bon !
Riz citronné aux pois chiche, menthe et cumin (avec du saumon fumé cette fois-ci)

Pour 2 personnes (en plat principal) :
1 volume de riz, 1/2 boîte de pois chiches égouttée, 1 échalote hachée, 2 tranches de saumon fumé en lanières.
Pour la sauce : 3 cs d'huile d'olive, le jus et le zeste d'un citron vert, 1 pincée de paprika, 1 cc de cumin en grain, 1 gousse d'ail hachée, 1 cs de sauce soja, quelques feuilles de menthe, piment au goût et botte de persil haché
Cuire le riz (ici au rice-cooker).
Pendant ce temps, préparer la sauce : il suffit juste de fouetter tous les ingrédients. Y verser les pois chiches, le riz encore tiède et le saumon. Bien remuer, une volée de gomasio et c'est prêt !
Auberge "le relais du pays de Sault" ou "Il faut tout finir"
Cette auberge, c'est une légende par ici. La première fois que j y ai été, c'était avec mes grands parents qui l'avaient dénichée je ne sais comment et à quelle occasion. C'était il y a plus de 10 ans et la déco n'a pas changé depuis (en témoigne la tête de moufflon un peu mitée), ni les plats proposés : 3 menus, avec menu de base et supplément cèpes/foie gras maison pour le plus cher (32€). Avec muscat, vin, fritons de canard (suite à une O.D de fritons quand j'étais enfant - j'avais eu l'idée de me faire un gros sandwich avec ceux qui sortaient du chaudron chez ma mamie. Pain + fritons chaud = indigestion - j'ai un peu de mal) et café compris.
La première fois donc, on est ressorti de là hilares avec mes frères et on en a conclu que l'ivresse alimentaire existait bel et bien. La deuxième fois, j y avais été avec des copains, le lendemain d'un concert de Lofofora. Ce coup ci, après le repas, on s'était traîné sur la pelouse du jardin d'enfants en face et on avait re-regardé le concert de Lofo sur le camescope en se disant que c'était vraiment un super concert.Un de mes frères avait fait un malaise après avoir mordu dans son énorme crêpe farcie de chantilly et de confiotte de prunes. La faute à la chantilly au vin à volonté et aus fritons.
La troisième fois, on y a été à trois et pour la première fois, on a marché après et on a trouvé un chouette coin. Grande première.
Et la quatrième a été ce jour de Toussaint 2011. Avant de partir, l'amoureux a râlé parce qu'on avait pas acheté du pain pour le repas du soir (cet homme est addict au pain). Je lui ai dit qu'on aurait pas forcément faim le soir et il a ricané.
Heureusement qu'on avait téléphoné le matin même, le resto était bondé (et il a deux grandes salles). Un panneau annonçait à l'entrée "Complet, n'insistez pas". A croire que les visites au cimetière ouvrent l'appétit.
A peine installés, la serveuse nous porte l'apéro, mes amis les fritons, les charcuteries et la salade. Comme on est des fous, y avait aussi le foie gras. Chacun se sert et c'est parti pour la grande bouffe....
(jolie nappe...) (mon assiette, j'ai été raisonnable)
Le pâté avait le vrai bon goût de pâté de foie (j'aurai bien aimé des cornichons avec) et j'ai adoré le foie gras. En fait tout était bon. Bon la vinaigrette de la salade est un peu beaucoup huileuse mais on est plus à ça près à ce stade.
Arrive ensuite la daube (on avait tous choisi ça), les pommes de terre et les cèpes.
(ouais, tout ça pour quatre gloutons. Celui qui se sert du vin, c'est le frère qui avait eu le malaise de la crêpe, belle assiette hein?!)
(Toujours mon assiette avec les cèpes au fond)
(l'assiette de l'amoureux, bien remplie de daube)
La viande de la daube est juste super fondante et la sauce colle bien comme il faut autour de la bouche. Peut-être un chouîa trop salée au bout d'un moment (mais bon, y a une assiette de charcutaille qui est passée avant). Les patates fondent aussi et ne sont pas grasses quand on les mange avec les doigts (c'est meilleur). Les cèpes sont aillés comme je les aime.
On nous emmène ensuite l'assiette de fromages. Il est coupé n'importe comment, mais c'est les gens avant nous ça (pour une fois que c'est pas moi). Y a que moi qui en ai pris un petit morceau de chaque (du Moulis, un fromage local, du brie et du bleu) mais en même temps, je me suis pas tapé un kilo de daube avant.
Et pour finir, les crêpes, les confitures maison et la chantilly. Une tuerie cette chantilly.
Et c'est après avoir terminé les crêpes que surgit Louis le patron et et son Porro. Intuitivement, j'ai vite compris que ça allait être pour ma pomme.
Bon, en même temps, il allait voir toutes les femmes de la salle avec son engin et quand elles disaient "nooooonnn" avec un air précieux, il leur caressait les cheveux en demandant "et si je vous caresse la tête ? Vous le faites ?". Elles s'étalait alors leurs serviettes du cou à la ceinture et en avant !! (mon frère a relevé le caractère sexuel de cette scène. Vous aussi hein?!!) Bon du coup, quand il s'est pointé, vaillante, j'ai pas dit non. Le truc, c'est que je n'ai pas réussi à avaler en même temps qu'il versait son pinard, tout a dégouliné dans mon décolleté. [Je sens les vilaines requêtes Google se pointer, je sais pas pourquoi...]
Après ça, une bonne marche s'imposait, le démarrage a été rude (l'ail des cèpes se manifestait beaucoup) mais une fois lancés, c'était super et bien vivifiant. On a même vu une biche et trouvé des coulemelles.
La nuit est vite tombée et nous voilà sur la route du retour! Une envie de coca glacé nous a tenaillé sur la route, ça devait être la digestion. Le soir, l'amoureux n'a pas eu faim.
Les affaires reprennent : courgette, brousse, menthe et limequat
A la base, je voulais vous parler de boeuf loc lac aujourd'hui et inaugurer une catégorie "chez les autres". J'avais vu la recette ici il y a deux semaines et elle me tournait dans la tête depuis. Hier, je me suis décidée à la faire mais d'imprévu (un frère qui passe prendre l'apéro jouer à la console avec l'amoureux) en imprévu (tiens, j'ai pas de salade. Ha et de concombre non plus), la recette a été toute bouleversifiée. J'ai rajouté du tofu avec la boeuf dans la marinade et j'ai remplacé les crudités manquantes par de la betterave crue râpée. Pour le reste, j'ai tout gardé et vous pouviez y aller les yeux fermés, c'est super bon ! Bon et pour ma nouvelle catégorie, ça a foiré, les photos sont toutes floues...
Pas grave, j'ai une autre recette sous le coude, une recette pour une grosse courgette, la dernière du jardin trouvée bien planquée sous les feuillages. Les mini limaces pensaient avoir trouvé un super filon (j'ai eu l'image fugace d'un banquet de limaces, étalées sur le dos avec le ventre tout rond) mais je suis passée par là ! J'avais des petits limequats achetés sur un marché, je me suis dit que cela irait très bien avec la brousse qui dormait dans mon frigo et la menthe qui envahit mon jardin. Quant aux limequats, la marchande m'a dit qu'on pouvait les manger comme des fruits et que la peau était sucrée. Hum, c'est quand même bien acide (et je n'ai pas trouvé de goût sucré non plus).
Courgette farcie à la brousse, menthe et limequat

1 grosse courgette,1 échalote, 1 mini oignon, 4 cs de brousse, 1 oeuf, 1 pincée de cumin, 5 feuilles de menthe hachée, 1 limiquat en petits morceaux, 1 gousse d'ail, sel, poivre, piment
Couper la courgette en deux. L'évider, récupérer la chair et la tailler en petits dès. Hacher l'oignon et l'échalote. Faire chauffer 1 cs d'huile d'olive, y faire revenir les légumes et le limequat une dizaine de minutes, saler, poivrer et pimenter. Réserver.
Mélanger la brousse, l'oeuf, l'ail haché, les feuilles de menthe, le cumin, le sel et le poivre. Y rajouter la poêlée de légumes, mélanger. Remplir les moitiés de courgette avec ce mélange. Verser un peu de bouillon dans le fond du plat, ajouter un filet d'huile d'olive et cuire au four (th5) environ 40 minutes.
Curiosités
Qui dit virée à Paristore, dit achats de trucs intriguants.
Et toujours choisis un peu (beaucoup) au pif, j'avoue. Aujourd'hui, le sucre !
1er truc dégusté : le Dragon d'or. Une patisserie super friable, à base de sucre, farine de soja, huile et fleur d'oranger.
Bon, j'avoue, on a pas trop kiffé. Déjà, j'ai mis trois plombes à ouvrir l'emballage, du coup, les jolies petits cubes étaient tous esclaffés. Pour que l'Amoureux goûte avec moi, je lui ai dit que ça ressemblait au tùrron (en vrai, de loin, très loin). Lui a trouvé, je cite, que "c'était comme si on avait oublié un vieil petit oeuf Kind*r dans un placard et qu'on le mangeait longtemps après". Je vous le concède, ça donne moyen envie. Au final, on s'est dit tous les deux que c'était comme si on mangeait de l'huile hydrogénée. Ouais, ça donne encore moins envie.
J'adore. De la jelly au litchi, encore meilleure quand on la laisse au frigidaire avant dégustation. La prochaine, j'essaierai d'autres parfums (le jackfruit m'intrigue, j'ai jamais goûté). Puis les vrais morceaux de litchis à l'intérieur, c'est trop bien !
Un coffret de mochi, juste acheté parce que je le trouve super classe. Pas encore goûté tous les parfums par contre. On y trouve fraise, orange, taro, thé vert... Moi, je suis une indécrottable de ceux à la cacahuète (oui, je fouille pour les trouver).
Le truc qui me chiffonne c'est ce message alarmant sur l'emballage. Parce que moi, je lis ça, j'ai qu'une envie, l'ouvrir pour voir ce que ça fait, c'est un peu le principe de Barbe-Bleue ce truc (après j'ai repensé à l'histoire des bottes made in China et dont le sachet s'était percé à l'intérieur, ça m'a coupé l'envie, je suis raisonnable).
Bon, ça, c'est une valeur sûre, j'adore, j'adore. Un dessert à la farine de riz gluant et à la crème de soja, arôme pandan : totalement addictif. J'ai d'ailleurs ENFIN trouvé une bouteille d'arôme pandan (ouais, ouais, j'arrive après la bataille, ça fait des années que les blogueuses culinaires ont ça dans leur placard et l'utilisent à tire larigot. C'est démodé maintenant, je suis has-been du pandan mais je m'en tape, je vais pouvoir me faire du riz gluant au lait de coco aromatisé).
Prochainement, les achats salés... Y aura du plat tout prêt, une préparation pour soupe et un snack au soja bien pimenté. Et je n'ai toujours pas acheté ce poisson chat en bocal flippant.























































