Food Trip in Croatia. Le dévouement pour mon blog n'a plus de limite.
J'ai passé un peu plus de deux semaines en Croatie. A ce titre, et par dévouement profond pour ce blog, j'ai mené une enquête approfondie sur ce qu'on pouvait déguster là-bas, plus précisément, en Dalmatie. Je vous l'avoue, ça n'a pas été trop difficile... (à la fin, même l'Amoureux s'y mettait "et, t'as pas fait de photo !". A même râlé une fois parce que je ne photographiais pas ce qu'il avait choisi au resto).
Seul bémol : les tripes que je n'ai pas pu goûter. On a pas eu la motivation d'aller dans le petit resto de Sibenik recommandé par le Routard, qui était assez loin de notre chambre (bon et ça arrangeait bien l'Amoureux aussi, qui n'a pas trop insisté non plus, vu qu'il n'aime pas ça). Et après, je n'en ai plus retrouvé. Pas grave, j'ai fait une consommation outrancière de calamars.
Pâtisseries, feuilletés, viennoiseries
Alors, je vais commencer par ce que l'on trouve dans les boulangeries. Il y en a à chaque coin de rues et pour une somme dérisoire on peut manger le matin un truc qui te tient au corps jusqu'au soir (spécial dédicace au beurek ultra gras au fromage qui pesait un poids démentiel). Il y a aussi des énormes escargots au fromage, des strudels aux fruits rouges, des feuilletés longs de plus de 50 cm... Bref, le choix est toujours peu évident. Le matin, quand on se baladait dans les rues ou que l'on allait boire un café, on voyait plein de gens avec leurs trucs gigantesques à la main, on a vite pris le pli. J'ai même vu un enfant qui mordait dans une brioche aussi grosse que sa tête.
Alors, dans l'ordre d'apparition...
Les petits feuilletés des chaînes Fornetti, que j'avais déjà découverts en Roumanie. C'est rigolo parce qu'il y a un étalage, que c'est vendu au poids - et qu'on ne comprend rien aux intitulés -, on choisit au hasard et on repart avec son baluchon. Des feuilletés sucrés ou salés, à la cerise, aux fines herbes, à la vanille... Je ne suis pas retombé sur celui goût Kubor goûté en Roumanie, je l'avais bien aimé celui-là !
La Kravata (je ne me rappelle pas de tous les noms mais celui-ci m'a plu) : feuilleté au fromage (genre féta) et graines de sésame et de courge. Pas mal, celui-ci était bien craquant.
Les classiques croissants, mais farcis à la marmelade, au chocolat ou à la crème à la vanille.
Une brioche au fromage (sans fromage) qui ne cassait pas des briques. En plus, quand j'ai mordu dedans, elle s'est dégonflée...
Pas vraiment une pâte feuilletée mais là, c'est la garniture qui est chouette : comme du cottage cheese, mais en plus aigre. Et un petit côté caoutchouc (que j'aime).
Et enfin, le coup de coeur : une tarte au fromage, légèrement sucrée avec toujours ce fromage aigre. La pâte en dessous est hyper sablée et fond dans la bouche, la garniture au fromage est dense, l'arrière goût qui reste en bouche... Waow. J'en ai jamais retrouvé.
Les prix sont compris entre 5 et 10 kn en général, ce qui en fait des en-cas bon marché.
Street Food
La Croatie est un pays où l'on mange beaucoup dans la rue, au café, en marchant ou en attendant le bus. Aussi, on trouve pleins de petites échoppes qui proposent de quoi se rassasier en cas de petite fringale... Il ne reste qu'à choisir la bonne !

J'ai halluciné sur la consommation de pizzas... Partout, à toute heure, on voit passer des gens avec leur tranche de pizza, les restos en proposent de 10 h à 23h en non stop, bref, c'est un des aliments consommé dans la rue number one. Celle-ci était sympa, avec des courgettes, de la roquette et du fromage, mais on peut trouver bien plus gras !
10 kn la grande part (environ 1,20 €).
1er jour, arrivée à Zadar. Un truc qui m'a intrigué alors qu'on cherchait notre appart : mais qu'est ce qu'ils mangent les gens là ? J'en voyais passer des tas qui grignotaient délicatement ce machin jaune, en le tenant du bout des doigts. J'ai vite trouvé: il y avait plein de petits stands qui proposent des épis de maïs grillés. Le soir même, j'ai eu droit à mon épi, passé au grill et salé devant moi (on peut aussi prendre des bouillis). Je n'en ai d'ailleurs vus et mangés qu'à Zadar.
10 kn l'épi (1€20 donc. Un peu cher pour ce que c'est)
A Trogir, aux abords du marché, notre stand fétiche : jus de fruits frais à la demande (à savourer lentement à la paille jusqu'à la dernière goutte).
Ce jour là : pastèque, ananas, gingembre et pomme pour moi et ananas, citron, pomme gingembre pour l'Amoureux. Le lendemain, j'ai remplacé l'ananas par de la betterave.
15 kn le verre (2€)
Sandwich acheté sur le marché de Trogir : cevapcici - petites saucisses grillées -, ajvar - sauce aux poivrons, piments et ail - et légumes au choix : tomates, oignons et chou blanc dans un pain pita tout chaud. Le meilleur du séjour.
16 kn (2€)
Bon, les glaces ont aussi une place prépondérante dans l'alimentation des croates : tout le monde en mange, même au petit déjeuner ! Y a des parfums assez marrants : kiwi, Raphaello, un truc tout bleu... Ceci dit, je n'en ai pas mangé énormément, je les trouvais trop crémeuses et je préfère les sorbets.
6 kn la glace (un peu moins de 1 €)
Les restaurants
Restaurant dans la vieille ville de Zadar (j'ai oublié le nom) : calamars grillés, blettes et pommes de terre. C'était bon mais quand je regarde la photo, j'ai l'impression que j'avais un rat dans mon assiette.
Salade de crevettes : crevettes, tomates, chou blanc, salade verte et concombre
Salade de fruits de mer : poulpes, crevettes, calamars bien assaisonnés, avec des petits morceaux d'oignons et de cornichons. Je sauçais même le plat.
Assiette de poissons grillés : crevettes, moules, calamars et les deux autres, je ne sais plus...
Calamars frits : juste parfaits, à vous détourner définitivement des rondelles de calamars frites congelées.
Moules (et sauce genre marinière). C'est marrant, les moules de là-bas n'ont pas le même goût.
Petite friture, ça aussi, y a bon !
Un risotto à l'encre. Fameux. Mais photo moche qui ne lui rend pas hommage.
Tous ces plats viennent du même restaurant, notre coup de coeur "Konoba Barbara" à Preko, sur l'ile d'Ugljan. Une terrasse au bord de l'eau, une autre à l'étage, un personnel souriant et agréable, le rêve. Le patron est pêcheur, les légumes viennent de son jardin et ça se sent ! Bref, notre resto en Croatie.
Vient ensuite le restaurant qui nous a laissé dubitatifs à Sibenik : Le Bramasole, un resto aux spécialités italo-croates. Nous y sommes tombés dessus un jour de grosse chaleur et l'avons choisi du fait de sa position dans le centre historique, dans une toute petite ruelle ombragée avec une jolie terrasse. Le midi, nous avons eu ça :
Un risotto aux calamars (pas mauvais mais le riz croquait un peu, ce qui n'est pas ce qui caractérise un risotto) et des légumes grillés
Des gnocchis maison, sauce aux quatres fromages. Un peu bourratif (bon, ce sont des gnocchis) et j'ai trouvé que la sauce goutaît aux sauces au fromage en poudre qu'on réhydrate (les trucs que j'achetais quand j'étais étudiante, en sachet à Leader Price). Mais bon, je peux me tromper.
Le lendemain, nous y sommes retournés et, par contre, ce fût degueu. Tellement que je n'ai pas pris de photo (je regrette maintenant tiens). J'avais pris les spaghetti du chef, eurk : des pâtes trop cuites, une sauce à la crème liquide insipide, des légumes mous et deux morceaux de saumon sans goût. Le chéri avait choisi du thon grillé, on a vu que le serveur allait chercher en réserve du thon congelé (bordel, on était au bord de la mer et y a des marchés aux poissons partout !), ça nous a confirmé nos doutes... Bon, il a trouvé que les patates sautées étaient bonnes, c'est tout. Ce qui est léger, je le concède.
Les tests de produits
Comme on ne passait pas non plus notre vie au restaurant, il nous arrivait d'aller faire quelques courses pour se faire des pique-niques improvisés.


Arf, et quand on appuyait le fromage sortait.
En premier plan, la vache qui rit locale (sans vache) mais au piment. Franchement, j'aime le piment. Mais là, ça arrachait grave. Au début, j'aimais bien pourtant. Les saucisses derrières sont des genres de knackis mais fourrées au fromage (les petits points blancs là). Pour une fois, la photo sur l'emballage correspond à la réalité et ça nous a fait penser (âme sensible, don't read) à un furoncle. Oui, on est trash parfois.
En guest, l'Amoureux façon témoin de Delarue
Les biscuits secs serbes (très secs) Plazma, achetés pour leur nom. Dans la même catégorie, y avait aussi les gâteaux apéro Pardon. Bon, ben, c'est du biscuit sec, sans trop de goût. Un soir de disette alcoolisé, j'en ai même mangés avec la vache qui rit au piment. Pas top.
Et sinon, pour finir la thématique :
































