10 octobre 2009
Donburi addict (sans le savoir)
Plusieurs fois sur ce blog, j'ai parlé de mon addiction au riz. Je crois que je pourrai en manger tous les jours sans jamais me lasser (j'ai d'ailleurs toujours deux ou trois paquets d'avance dans mes placards, on ne sait jamais...). Souvent, quand je suis en panne d'inspiration, je fais cuire du riz, hop, hop, hop, un tour dans le frigo et je prépare un gros bol avec tout ce qui m'est passé sous la main (en général des restes et des épices) : simple, roboratif, économique et de nouvelles saveurs à chaque fois.
L'autre jour, je cherchais sur le net des recettes japonaises et paf! sur quoi je tombe? Toute une explication sur ce que un donburi. Saperlipopette, mon bol du riz du soir a donc un nom ! ( pas peu fière Aurélie de cuisiner japonais sans le savoir!)
Donburi d'aubergines pimentées
Pour deux bols : 1 verre de riz cru (ici riz jasmin Ethiquable), 1 échalote, 1 gousse d'ail, 1 grosse aubergine, 1 pincée de piment séché (ne faites pas comme moi qui saupoudre allégrement et s'emporte la bouche régulièrement), 2 cs de sauce soja, 1 cs de mirin, 1/2 paquet de lardons, 2 oeufs par personne
Cuire le riz au rice-cooker ou comme indiqué sur le paquet. Pendant ce temps, détailler l'aubergine en dès (je laisse la peau, j'aime bien quand elle devient craquante), hacher l'ail et l'échalote. Faire chauffer de l'huile dans une poêle, y verser les aubergines, l'ail, l'échalote et les lardons.
Ajouter le piment et laisser mijoter à feu doux. Il faut que les aubergines soient fondantes (parce que des aubergines mal cuites, c'est franchement pas bon), cela prend environ 1/2 heure.
5 minutes avant la fin de la cuisson, ajouter le mirin et la sauce soja, remuer et augmenter le feu.
Pendant ce temps, préparer les oeufs au plat.
Lorsque tout est prêt, dresser le riz dans un bol, ajouter les aubergines et par dessus, les oeufs. Je rajoute un tour de moulin à poivre du Kérala Ethiquable, du gomasio et quelques fines lamelles de gingembre mariné.
17 mai 2008
La poêlée de la mer not made by Tricatel
Je ne sais pas si vous aviez vu l'émission Capital qui a dû passer au mois de mars et dont le thème était " Comment manger sainement à bon marché? ". Émission horrifiante ou l'on voyait les ateliers de préparation de plats industriels 1er prix (Seigneur, cet hachis parmentier sans viande et sans patates me rappelait indubitablement les usines Tricatel du film "L'aile ou la Cuisse").
Bon. Et ils parlaient aussi des poêlées de légumes surgelées. J'ai toujours détesté ces trucs et pourtant, j'aime les légumes.. Je trouve qu'il y a un arrière goût toujours identique et puis surtout elles sont grasses, très grasses (si tu en manges, tu peux oublier le baume labial toute la journée, toi, lecteur aux lèvres gercées !). La majorité d'entre elles sont fabriquées en Chine (vous regarderez les paquets, il n'y aucune indication sur la provenance) et on ne sait pas les modes de cultures et surtout quels sont les pesticides utilisés. Peu reluisant n'est ce pas?
Alors qu'une poêlée maison, c'est si simple à faire et rapide avec ça.. Pour preuve voici la :
Poêlée de la mer not made by Tricatel (pour deux)
2 filets de dorade, 1 courgette, 1 grosse pomme de terre, 1 petit piment rouge, 3 feuilles de basilic, 1 bouquet de persil, 3 cs d’huile d’olive, sel, poivre
Dans une grande poêle, faire revenir une dizaine de minute les les pommes de terre, coupées en fines lamelles ainsi que le piment haché.
Lorsqu’elles commencent à être dorées, rajouter les courgettes coupées elles aussi en fines lamelles. Laisser revenir à feu très doux, en remuant délicatement de temps en temps.
Pendant ce temps, faire pocher les filets de dorade une dizaine de minutes dans de l’eau bouillante.
Lorsque les courgettes et les pommes de terre sont tendres, rajouter le poisson émietté à la préparation. Parsemer de persil et de basilic ciselés, remuer et servir.
Et voilà un petit clip de Soulwax qui donne à réfléchir...
12 avril 2008
Lieu noir croustillant aux zestes de citron et à la mélisse
Voilà un petit plat tout simple, réalisé avec du poisson que j'avais au congélateur et deux trois bricoles que j'ai toujours dans mes placards. Une recette "fonds de placards" en quelque sorte (je conçois que la mélisse n'est pas très courante dans les placards mais j'ai mis cette herbe parce que j'en ai plein mon jardin, libre à vous d'utiliser ce que vous voulez, la cuisine, c'est fait pour ça !). En fait j'ai trouvé l'originale sur ce site mais je l'ai complètement modifiée, infoutue que je suis de suivre une recette à la lettre...
Lieu noir croustillant aux zestes de citron et à la mélisse
Pour deux affamés :
2 filets de lieu noir (ou tout autre poisson blanc)
1 citron non traité
2 gousses d'ail finement hachées
1 grosse poignée de mélisse et une grosse poignée de ciboulette, toutes deux finement hachées aussi
5 grosses cuillères à soupe de chapelure
3 cuillères à soupe d'huile d'olive
1 pincée de gros sel et un tour de moulin à poivre
Dans un gros bol, mélanger la chapelure, l'huile d'olive, le sel, le poivre, la gousse d'ail, le zeste du citron et les herbes hachées. Bien amalgamer le tout.
Disposer vos filets de poisson dans un plat à gratin et verser dessus la préparation à la chapelure.
Enfourner durant 20 à 30 minutes, selon que vous le souhaitez croustillant ou super croustillant !
27 mars 2008
Un week-end de Pâques sous la neige, une bronchite carabinée et un gratin de riz ensoleillé
Pour le week end de Pâques, je suis partie avec des amis dans la maison familiale, en pays cathare. Car oui, je ne vous l'ai pas encore dit, mais quasiment toute ma famille est originaire de Montségur, village cathare connu pour son château et dans lequel j'ai passé toute mon enfance.. Montségur, village mystique, qui attire bon nombre d'hurluberlus (gentils les hurluberlus quand même mais j'ai déjà croisé là bas des gens en quête d'extra-terrestres, d'autres qui voulaient trouver le Graal ou un autre qui avait vu un serpent géant aux yeux hypnotiseurs au bord de la rivière - mais lui, je crois qu'il avait abusé de trips..) et qui est encore une contrée préservée, perdue dans la nature où j'adore venir me ressourcer.
Si d'ailleurs un jour, l'envie vous prend de découvrir ce merveilleux lieu, je vous conseille fortement de réserver une chambre chez ma tante, où l'accueil sera toujours généreux ( et gourmand!)!
Ce Week end, il a neigé à la folie là bas... Nous avons tant bien que mal essayé de faire quelques balades mais le froid a eu raison de nous et nous avons vite rebroussé chemin. Mais chanceuse comme je suis, ces petites sorties vite avortées m'ont permis de rentrer avec une bronchite carabinée qui m'a clouée à la maison pour le reste de la semaine. Je commence à reprendre aujourd'hui du poil de la bête mais suis encore bien raplapla..
Du coup, aujourd'hui, je vous propose une recette ensoleillée, tirée de mes archives. Je l'avais réalisée il y a quelques temps sous l'impulsion d'une envie de saveurs orientales. Je suis quasi sûre de m'être inspirée d'une recette libanaise lue quelque part il y a longtemps, mais qui était restée dans mon esprit... En tous cas, c'est très bon !
Gratin de riz à l'orientale
Pour trois personnes :
1 botte d'épinards frais/300 g de boeuf hachée/1 poignée de raisins secs/1 cc de cumin en grains/1 demi piment haché/2 oignons et trois gousses d'ail hachés/2 cs d'huile d'olive/du riz pour trois, préalablement cuit avec du curcuma dans l'eau de cuisson/du fromage pour gratiner (j'ai mis du grugru râpé et 5 vaches qui rit émiettée mais je pense qu'avec de la féta, ce doit être encore meilleur mais bon... J'en avais pas !)
Faire cuire le riz le temps de cuisson indiqué sur le paquet avec un kubor et 1 cc de curcuma.
Pendant ce temps, faire chauffer l'huile dans une grande poële, y ajouter le cumin, les oignons, le piment et l'ail hachés. Laisser revenir une dizaine de minutes, ajouter la viande hachée, saler, poivrer et dorer une autre dizaine de minutes.
Ajouter ensuite les épinards triés et lavés ainsi que la poignée de raisins secs. Remuer et laisser réduire les épinards ( environ 5 minutes, ça va vite).
Verser le riz dans un plat à gratin, égaliser et ajouter le contenu de la poële sur le dessus. Parsemer du fromage choisi et cuire au four un petit quart d'heure.
22 janvier 2008
fenouil au thon, citron et olives noires
Jusqu'à il y a peu de temps, le fenouil et moi, c'était pas vraiment ça... A vrai dire, je n'en cuisinais même jamais. Et l'autre jour, une pulsion, j'achète ce légume étrange - bah, oui, je trouve que ça a une forme vraiment bizarre le fenouil - sans trop savoir quoi en faire.
Et au final, j'ai fait cette recette qui m'a rendu accro. Ça fait trois fois que je la fais et je ne m'en lasse pas... Rien que d'en parler, je salive, c'est pour dire !
Il faut, pour 4 accro au fenouil (je sais, il n y en a pas beaucoup mais testez... Vous verrez, vous aussi, vous aurez la révélation !) :
4 bulbes de fenouil
1 gousse d'ail haché
1 boîte de thon
le jus d'un citron
une grosse poignée de persil haché
une dizaine d'olives noires
Enlever les parties dures des bulbes, couper les en quartiers et faites les cuire 25 minutes dans de l'eau bouillante salée.
Pendant ce temps, mélanger dans un bol la boîte de thon égouttée, le jus du citron et le persil haché. Saler, poivrer.
Lorsque le fenouil est tendre, l'égoutter et le faire revenir 5 à 10 minutes dans 1 cs d'huile d'olive avec l'ail haché.
Rajouter le contenu du bol, les olives et mélanger délicatement.
Couvrir et laisser cuire à couvert une dizaine de minutes.
La prochaine fois, je rajouterai une pincée de parmesan sur le tout et là, je crois qu'on touchera à la perfection !
24 octobre 2007
Purée rustique aux croûtons de tofu grillés
Huuum, une recette qui fleure bon l'hiver... Par cette période frisquette, quoi de meilleur qu'une chaleureuse purée pour se réconforter?
Cette recette m'est venue d'un coup, en observant le contenu de mon frigo avec la traditionnelle question "Que vais-je faire à manger ce soir?". C'est d'ailleurs marrant comment les choses s'enchaînent rapidement, en 1 minute, c'était plié : ce soir, c'est purée ! Mais attention, améliorée la purée...
Il faut :
Pour la purée :
2 grosses poignées de haricots FRAIS
2 pommes de terre
1 poireau émincé
1 grosse poignée d'oseille
1 gousse d'ail hachée
1 cs d'huile d'olive
Pour le tofu :
1 bloc de tofu nature
1 cs de curcuma
1 cs d'huile d'olive
1 cs de sauce soja
Pour la confection de la purée, c'est on ne peut plus simple... Faire cuire environ 1/2 heure dans de l'eau bouillante les haricots écossés et triés. Pendant ce temps, faire revenir dans la cuillère d'huile d'olive, la gousse d'ail haché et le poireau émincé. Lorsque le mélange a bien doré, rajouter les pommes de terre coupées en deux et couvrir avec 2 verres de bouillon ( de l'eau bouillante avec un kub en gros). Laisser mijoter jusqu'à ce que les légumes soient cuits.
Lorsque les haricots sont tendres, les égoutter et les rajouter au mélange de légumes (normalement, il reste un peu d'eau). Remuer et ajouter l'oseille coupée en fines lanières. Laisser cuire 6 à 7 minutes et mixer grossièrement avec un mixer plongeant ( perso, je préfère quand il reste des morceaux, c'est ce qui donne le côté "rustique") et laisser au chaud.
Faire chauffer l'huile dans une poële, ajouter le curcuma ainsi que le tofu coupé en cubes. Laisser griller à feu vif, en remuant. Lorsque que les dés sont bien dorés, déglacer avec la sauce soja, laisser réduire et servir aussitôt !
29 septembre 2007
Bouchées de mamaliga au confit de tomates et zaatar
Ou l'art de recycler les restes....
Même si j'adore la mamaliga, j'en avais un peu marre... Il faut dire que j'en avais fait une quantité astronomique !
Aujourd'hui, j'ai donc recyclé ce qu'il restait pour en faire ces savoureuses bouchées. J'ai simplement coupé le reste en cubes que j'ai fait dorer à la poële à feu doux dans un peu d'huile d'olive.
Pendant ce temps, j'ai réalisé mon confit de tomates avec quelques tomates cerise du jardin, un oignon et cette herbe utilisée beaucoup en cuisine libanaise : le zaatar (petite parenthèse : J'ai fait une razzia hier au marché sur plein, plein d'épices méconnues que je compte utiliser rapidement).
Dans de l'huile d'olive chaude, j'ai fait revenir un oignon en petits morceaux durant 10 minutes. J'ai rajouté mes quelques tomates cerises coupées en deux, un 1/2 morceau de sucre et j'ai laissé réduire. Lorsque tout le liquide s'est évaporé, j'ai déglacé avec un jus de citron et 1 cc de sauce soja. Ajouter le zaatar et laisser chauffer 3 minutes.
Lorsque les bouchées sont bien dorées, verser la sauce dessus et servir aussitôt !












