Relibou Kitchen

Cuisine créative, saine et épicée.

05 août 2008

Une histoire de tiroirs trop pleins et de la fougasse au miel et aux noisettes

J'ai bien du mal à faire vivre ce blog en période de vacances. Mais, mais, mais, j'ai une bonne excuse ! Et oui, cela fait trois semaines environ que le chargeur pour l'appareil photo avait disparu corps et bien. Malgré mes recherches intempestives et une fouille approfondie de tiroirs archi-blindés d'inutilités ( c'était limite si ça volait pas au dessus de ma tête façon dessin animé), le machin était introuvable. Et soudain, hier, illumination "mais c'est bien sûr, je l'avais soigneusement rangé dans la voiture !". Ou il attendait donc patiemment..

Il faut dire que j' on (oui, ma moitié a aussi ce défaut, je vais donc pas porter le chapeau toute seule) a une sale manie ici : blinder les tiroirs et pousser comme des fous pour réussir à les fermer. Donc, aliénée par cette vilaine manie, j'ai vidé tous ces tiroirs pour ensuite tout bien repousser à l'intérieur en fulminant parce que ça coince (croyez vous que j'aurai eu la riche idée de les vider?).

En l'occurrence, que trouve t-on dans ces tiroirs :

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Des enveloppes déchirées (malin), la notice d'utilisation d'un engin acheté à la Foirfouille qui a vite rendu l'âme, de la ficelle violette pour activités créatives à venir (même plus en bobine, je peux vous dire que ça prend de la place).

Et si on soulève :

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Un réveil sans piles, des dès (ma moitié dit qu'il faut toujours avoir des dès, on sait jamais), un jeu de 7 familles TomTom et Nana, des piles (pour le réveil sans piles qui croupit au fond. Ça fait des mois que je dis que "y en a marre des se mettre ses saletés de portable en réveil, ça grille la cervelle, rien de tel qu'un bon réveil"), un gloss (si y a bien un truc que je mets jamais c'est du gloss)

Et dans celui-ci, tiens, y a quoi?

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Ah oui, vous voyez le truc bleu avec des chaînes? Bon, n'allez pas vous imaginer des trucs tordus à mon sujet, c'est une ceinture AFFREUSE commandée un jour de déboires à la Redoute. On dirait un accessoire pour adepte du SM.. Une jolie poignée de meuble que je ne peux mettre à aucun meuble (j'aurai dû m'en inquiéter avant, je sais), un truc en métal que je n'avais même pas vu en prenant la photo, je me demande bien ce que c'est tiens !, une petite frise brodée par mon arrière grand-mère (ah celle-ci je vais aller de ce pas la fixer sur une étagère de la cuisine) et ce bon vieux carnet de santé bleu plus du tout à jour.

Voilà, en même temps, je les aime bien ces tiroirs, j'y trouve souvent des trésors.. Et vous, amis lecteurs, vous en avez des tiroirs comme ça?

Et sans transition, après tout cet étalage, la recette...

Fougasse au miel et aux noisettes

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La fougasse est un pain que l'on trouve partout dans le Sud de la France. A l'origine elle permettait au boulanger de s'assurer que le four à bois était à bonne température avant d'enfourner son pain. C'était la première cuisson, qui servait par la suite de casse-croûte matinal pour les apprentis boulangers. Allez voir ici, une photo de fougasse d'un boulanger très apprécié par chez moi.

Pour deux fougasses :

1/2 sachet de levure de boulanger

350 g de farine tamisée

1 pincée de sel

200 ml d'eau chaude

15 g de beurre

2 cc de miel

1 poignée de noisettes hachées

15 g de cassonade

Préchauffer le four th7.

Mélanger la levure, le sel, la farine. Ajouter ensuite l'eau chaude afin de former une pâte lisse et souple.

Laisser monter dans un endroit chaud.

Diviser la pâte en deux pièces égales. Fariner deux plaques et former deux larges pains de forme ovale.

Faire fondre le beurre et le miel dans une casserole. Enduire les deux fougasses de ce mélange et saupoudrer avec les noisettes et la cassonade.

Cuire 13 minutes jusqu'à obtenir une belle couleur dorée.

Laisser refroidir sur une grille. Idéal avec du fromage de chèvre !

Posté par aurelvelvet à 14:57 - Du terroir, du vrai de vrai ! - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


12 mars 2008

Potée de haricots blancs aux saucisses ou Mounjetade

Voilà un plat qui sonne bien rural ! C'est normal, ce sont mes origines et j'en suis fière. Je descends de familles de paysans, des vrais de vrais, qui vivaient en 1980 comme ils vivaient en 1950 (voire même avant) avec les poules qui traînassaient dans la maison - j'ai d'ailleurs pu observer ces bestioles à loisir durant ma petite enfance et je suis très forte en mime de poule si ça vous intéresse -, les plats qui mijotaient toute la journée au coin de la cheminée toujours allumée et les chiens qui s'appelaient Patau de père en fils.

Et ces haricots blancs... Il y en avait des quantités industrielles puisque mes grands parents les cultivaient dans leur potager et j'ai passé de longs moments avec ma grand mère à les écosser (je me souviens encore du bruit de la cosse qui craque et du haricot tombant dans la bassine en fer) pendant qu'elle me racontait sa jeunesse. Maintenant, mes grands parents sont partis et chaque fois que je mange des haricots, j'ai l'impression d'être transportée chez eux (et si je vous disais que j'ai récupéré un buffet leur appartenant ou je range maintenant ma vaisselle, qui, chaque fois que je l'ouvre, dégage l'odeur de leur maison, me croiriez vous?).

Une recette toute simple donc, mais au savoureux parfum d'enfance...

Potée de haricots blancs aux saucisses

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Avant toute chose, il faut faire tremper durant une nuit les haricots dans de l'eau froide.

Dans de l'huile chaude, faites revenir un oignon émincé, trois gousses d'ail hachées ainsi que deux carottes coupées en fines lamelles. Laisser revenir durant une dizaine de minutes.

Ajouter ensuite votre portion de haricots blancs (moi, j'avais mis deux verres), remuer et ajouter 5 fois le volume de haricots en eau (j'avais mis un kubor entier pour faire un bouillon). Poivrer généreusement.

Laisser mijoter environ 1 heure 30 à deux heures.

Lorsque les haricots sont cuits, rajouter de la saucisse, que vous aurez préalablement faite griller. Parsemer de persil frais et servir brûlant avec une baguette croustillante et de la moutarde.

Pour ma part, j'ai mis de la saucisse de Montbeliard fumée 1/2 heure avant la fin de la cuisson car je n'avais rien d'autre et une furieuse envie de haricots. J'ai aussi parsemé de ciboulette car le persil de mon jardin fait une drôle de tête en ce moment.

Dans cette préparation, ma grand mère rajoutait souvent des pommes de terre mais il paraît que c'est propre à notre village. Elle y mettait aussi tout ce qui lui passait sous la main : des couennes (oui, des couennes), du jambon de pays, du saucisson...

Posté par aurelvelvet à 19:27 - Du terroir, du vrai de vrai ! - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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