22 décembre 2008
Stand-by solidaire
Sur son chaleureux blog-notes, Lolotte a lancé un appel qui a fait écho chez moi... Le partage, l'empathie et la générosité sont des valeurs essentielles, trop souvent oubliées ou remisées au fond d'un tiroir.
En ces fêtes de fin d'année, l'étalage de nourriture, les jouets en vente dans les supermarchés depuis octobre et la cohorte d'éclairages publics de Noël qui coûtent un bras paraissent tellement indécents face à la misère qui grandit, grandit de façon sourde et rampante en France. Et je sais de quoi je parle, je bosse dans une association humanitaire : cette année, de plus en plus de jeunes en errance, de plus en plus de personnes âgées vivant avec le minimum vieillesse, de plus en plus de Sans Domiciles déshumanisés qui ont sombré dans la démence (qui supporterait leur quotidien en restant sains d'esprit?), de plus en plus de salariés. Tous poussent la porte des assos humanitaires car leur détresse est immense et qu'ils ne savent plus comment faire... Quand la plupart m'ont dit "Joyeux Noël", je n'ai pu que leur répondre "merci" car je sais que pour la majorité d'entre eux, Noël ne ressemblera qu'aux autres jours d'hiver, tristes et froids.
Alors oui, du 23 décembre au 1 er janvier, pour que personne n'oublie que Noël n'est pas festif pour tout le monde, il n y aura rien de publié sur ce blog
Et j'en profite pour penser à tous ces gens que je rencontre et qui ont eu, à un moment de leur vie, une fêlure qui les a conduit dans le monde des exclus, ceux qu'on ne voit plus et qu'on ne regarde plus.
14 décembre 2008
Un petit fondant chocomenthe au piment d'espelette pour deux !
L'autre soir, après un frugal repas (en ce moment, je suis à fond soupes), l'homme me demande ce qu'on pourrait faire avec la plaque au chocolat noir qui traîne au fond du placard. Pas grand chose lui répondis-je au vu du contenu du frigo...
Sa mine défaite (faut dire que ça fait quelques semaines qu'il mange sagement sa soupette) me fit vite comprendre qu'il était urgent de satisfaire sa demande et puis moi aussi j'aurai bien mangé un truc au chocolat, maintenant qu'il en avait parlé. Et subitement, les sirènes du fondant au chocolat se sont faites entendre. Mais pas un fondant au choc tout simple, malheureux, un fondant rehaussé à la purée de piment d'Espelette et à la menthe du jardin ! Le voilà notre dessert !
Bon, il m'a un peu vexé en me disant "Tu sais faire ça toi? Avec le coeur coulant?", comme si faire un fondant au chocolat était compliqué et hors de ma portée, franchement (Quelquefois, faire la cuisine aux yeux des mâles s'apparente vraiment à une performance demandant des qualités folles...). Et c'est là que j'ai réalisé que ça fait 6 ans qu'on est ensemble et 6 ans que je n'ai pas fait de fondant au chocolat. Allez, hop, j'en fait deux fois dans la semaine qui a suivi, non mais.
Fondant chocomenthe au piment d'Espelette
(pour deux ramequins)

70 g de chocolat
50 g de beurre (avec 30 g, ça marche aussi)
2 cs rases de sucre (mais c'est même pas obligé)
20 g de farine
1 oeuf
1/2 cc de purée de piment d'Espelette
3 feuilles de menthe hachées
Préchauffer le four th 5.
Faire fondre le beurre. Lorsqu'il a un peu refroidi, le battre avec le sucre jusqu'à obtention d'un mélange mousseux. Rajouter ensuite l'oeuf, remuer et verser la farine petit à petit, tout en remuant.
Faire fondre le chocolat. Le rajouter à l'appareil ainsi que le piment et la menthe. Bien mélanger.
Verser dans des ramequins beurrés et enfourner th 4, 15 minutes tapantes !
Y'en a une autre qui en rêvait aussi du fondant...
06 décembre 2008
Ou la sauce Tarator se rappelle à mon esprit pour un wrap libanais
J'ai toujours beaucoup aimé la cuisine libanaise... Lorsque j'étais une jeune et fraîche étudiante toulousaine, j'avais mes habitudes dans un charmant petit resto libanais le Sémiramis (en plus, le serveur me faisait penser à Elie Kakou), dans lequel j'ai découvert moultes recettes que je m'empressais ensuite de refaire à la maison. Et puis, en quittant la Ville Rose et en me retrouvant à la campagne (où la majorité des restos proposent une originale entrecôte sauce au roquefort accompagnée de frites surgelées), la cuisine libanaise a quitté peu à peu mon esprit...
Jusqu'à ce que je trouve des falafels à la biocoopbiocoop (oui, je sais on peut aussi les faire en vrai, mais ceux-ci sont tellement excellents et franchement pas chers que bon... Je fais ma feignasse). Du coup, pleins de recettes me sont revenues à l'esprit, notamment la mythique sauce Tarator (j'adore le nom, ça me fait penser à Albator). Quoi de meilleur pour accompagner ces succulents falafels dans un pain libanais?
Sauce Tarator et wrap libanais aux falafels
Pour la sauce, il faut :
Du tahine (environ trois cuillères à soupe)
Le jus d'un citron
4 gousses d'ail hachées menues
sel, poivre
Du persil ciselé (j'en avais pas...)
Dans un bol, diluer le tahine avec le jus de citron et une lichette d'eau (la consistance doit être fluide).
Ajouter l'ail haché, le persil, saler, poivrer et maintenir au frais jusqu'au moment de servir.
Pour le wrap libanais, rien de plus simple :
J'ai fait cuire les falafels à la poële, haché du chou rouge, des échalottes et du poivron que j'ai bien mélangés avec la sauce.
J'ai garni mon pain, roulé et dégusté !






